Texte Libre

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 Cet espace est une espèce d’endroit où je me défoule où et ou je dis avec tendresse tout le mal que je pense sur tout le monde, moi y compris ! 

philippethomas

Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 20:50

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Notre famille de juristes assiste, dubitative et pour le moins médusée à une surprenante saisine de la Cour de Cassation suite à la censure partielle du Conseil Constitutionnel qui enterre peu ou prou le projet de la loi DATI sur la rétention de sécurité qui permettrait de maintenir un délinquant ou un criminel bien après sa peine.

Cela est d’autant plus affligeant que cette saisine nous vient du Président de la République « Garant du respect de la Constitution et du fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». En violant les principes de notre droit, et en faisant éclater la séparation théorique des pouvoirs qui existe entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, le spectre des dérives graves pendant le régime de Vichy ressurgit et avec elle la loi particulièrement scélérate de la rétroactivité de la loi.

En principe l’article 62 de la constitution dispose que "les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles » Voila qui devrait mettre fin à un débat dont le prolongement deviendrait inutile voire stérile par la seule force de notre droit constitutionnel.

Cependant Nicolas SARKOZY n’entend pas se voir contester les lois qu’il veut imposer et tente un coup de force contre la décision du Conseil Constitutionnel en requérant du Président de la Cour de Cassation dont l'indépendance est garantie par la Constitution (sic), une astuce juridique qui permettrait d’asseoir une loi d’une dangerosité à peine croyable. Il s’agit d’un défi à la Nation et au reniement pur et simple de notre constitution souligné par l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme, qui stipule que «toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution».

Comment s’appelle un homme qui par la force concentre tous les pouvoirs entre ses mains ?

Nous voila donc revenu aux idées du 19éme siècle et aux regards des contemporains de l’époque sur le crime et la peine et où déjà se dressait le constat de l’échec de la prison qui ne parvient pas à amender les criminels mais qui, au contraire, semble reconduire la récidive.

La loi de la relégation votée le 25 mai 1885 établissait comme le projet de loi DATI, une « présomption irréfragable d’incorrigibilité ». Après la publication du reportage d’Albert Londres sur le bagne de Guyane en 1925, la relégation demeure une institution en sursis et la relégation outre-mer sera abolie en 1938, elle s’effectuera en Maison centrale, sur le sol métropolitain jusqu’à son abolition en 1970.

Voila longtemps que les avocats français dénoncent les dérives législatives qui font basculer l’Etat en un pouvoir répressif, et si certains magistrats ont pu se réjouir des dispositions des loi PERBEN I et II qui « coupaient les ailes de la défense » ils ont constaté une continuité des réjouissances dans la réduction de leurs pouvoirs englués dans l’automaticité des peines planchers prévue par les lois du 10 août 2007 et d’une carte judiciaire qui bloquera le système du fonctionnement de la justice.

C’est un peu tardivement que Robert BADINTER s’indigne « du tournant très grave de notre droit » et du passage « d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté ». Le jeu extrêmement dangereux de la sécurité initiée par Jacques CHIRAC lors des élections de 2002, donne désormais aux pouvoirs politiques un « gagnant gagnant »  sécuritaire qui n’en doutons pas, confisquera nos libertés dans le piétinement de nos principes constitutionnels.

Par Philippe Thomas - Publié dans : philippethomas
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /2008 03:19


Mon ami Roubaudi, jeune futur marié à l'oeil vert et polisson s'émeut devant la brise du vent de "Cosi fan tutte" que nous a légué notre cher Mozart, cela me conforte dans ma théorie des 0,2 % et cette croyance absolue dans le pourcentage infime d'hommes qui nous offrent leurs génies en friandise, tandis que les 99,8% restants préfèrent croire en Dieu pour mieux le maudire de vivre dans un quotidien de création médiocre et vide de sens sinon de compréhension pour 70% d'entre eux ....

Je sais que c'est politiquement très très incorrect, mais tant pis j'assume ! Bien que je n'appartienne pas au 0,2% je ne fais pas partie des 70%, ouf !

Je fais suite au "Cosi" pour le passage de la reine de la nuit dans la flûte enchantée.

La flûte enchantée "Die Zauberflöte" est sublimissime et reste pour moi un moment de bonheur inégalé dans cette vallée de larmes, C'est aussi une oeuvre ultime, créé le 30 septembre 1791 Mozart disparaîtra deux mois plus tard. On ne sait pas vraiment où il est enterré, mais il est désormais immortel !

Par Philippe Thomas - Publié dans : philippethomas
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 00:57

 


Les Etats-Unis ont livré par erreur quatre composants de missiles nucléaires il y a deux ans à l’île rebelle de Taiwan, cette erreur est la suite d’une longue lignée de bévues de l'armée de l'Air américaine qui implique du matériel nucléaire.

Après le survol en 2007 d'un B-52 chargé de missiles de croisière armés au-dessus des Etats-Unis, il y a eu le 24 janvier 1961 ou suite à une défaillance, un B-52 de l'USAF explose en vol à 20 km de Seymour Johnson Air Force Base, en Caroline du Nord, perdant deux bombes H d'une puissance de 24 mégatonnes chacune.

Une des bombes Mark-39 tomba en chute libre dans un champ boueux à environ Mach 1. Les débris furent retrouvés à 7 mètres de profondeur, mais ne purent jamais être totalement récupérés. La deuxième bombe atterrit sans encombre grâce à son parachute automatique. Dans un premier temps l'USAF confirmait que tous les dispositifs de sécurité empêchant son explosion s'étaient bien déclenchés, mais après étude, il fut établi que cinq des six dispositifs de sécurité n'avaient pas fonctionné. Un seul commutateur avait empêché l'explosion de cette bombe thermonucléaire 1200 fois plus puissance que la bombe d'Hiroshima ! ! ! En pleine guerre froide, Bonjour l'avenir du monde, et salut Cuba !

L'accident de Palomares près d'Alméria au sud de l'Espagne le 17 janvier 1966 est le résultat d'une collision lors du ravitaillement en vol d'un bombardier nucléaire B-52 de l'US Air Force (nom de code TEA 16) par un KC-135 de l'US Air Force. Lorsque le KC-135, stationné sur la base américaine de Moron, au sud-ouest de l'Espagne est entré en collision avec TEA 16 à environ 9 000 mètres d'altitude, les deux avions ont explosé (huit des onze hommes d'équipage ont été tués).

Le 21 janvier 1968, un bombardier B-52 de l'USAF contenant 4 bombes H de 1,1 mégatonnes chacune, s'écrase sur une étendue d'eau glacée à 11 km de la base arctique de Thulé. Sous l'impact, le fuel s'embrase déclenchant l'explosion de l'enveloppe extérieur (l'amorce) d'au moins une des bombes B28 qu'il transportait. L'explosion pulvérisa des fragments de plutonium et d'uranium. Les débris des bombes et l'épave brûlèrent durant au moins 20 minute. La chaleur de l'incendie fit fondre la glace qui plus tard regela, enfermant certains débris.

Ce ne sont là que la partie immergée de l'iceberg, bien sur tout cela est commenté officieusement par l’US Air Force mais si vous préférez la version très très hypocrite, officiellement il ne s’est rien passé !  

C’est là que cela devient grave, une grande lumière, aveuglante, le souffle de l’explosion et les radiations sacrément mortelles, bonjour le micro onde géant : Pour tout dire vous êtes gazouillis, c'est à dire cuits cuits cuits cuits !

Par Philippe Thomas - Publié dans : philippethomas
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /2008 20:30

Un jeune homme s’est récemment suicidé dans une prison française, rien de bien exceptionnel tant les suicides de détenus sont en constante progression, les chiffres parlent d’aux même : de 77 suicidés en 1988 puis 125 en 1998 nous arrivons à des chiffres critiques. Un rapport du sénat expose un nombre de tentatives de suicide 7 fois plus élevé qu’à l’extérieur : 1.006 tentatives en 1998, dont 34,4 % par pendaison, 139 des 1.006 de ces tentatives étaient liées à des automutilations graves.    

 

Je soulignais lors de la rédaction d’un mémoire de DEA, le problème que posait l’incarcération des malades mentaux dans les prisons françaises, faute de place, de crédit et de volonté politique. Aujourd’hui cette méthode s'est généralisée avec un taux de mortalité qui désole le modeste juriste que je suis, par le peu de cas que l’on fait de tout cela et par l’indifférence administrative qui se soucie plus des lambris dorés de son ministère et de populisme que de la dignité de notre état républicain.

 

Notre jeune homme cité plus haut, s’est pendu dans une cellule disciplinaire de la maison d’arrêt de Nanterre, car bien que souffrant d’une schizophrénie sérieuse, celui-ci n’a pas été admis dans une structure adaptée à sa pathologie, mais en raison des troubles liés à sa maladie, la direction de la Maison d’arrêt n’a rien trouvé de mieux que le conduire au mitard pendant 45 jours soit le maximum ou le délai logique du suicide pour un esprit perturbé.

 

Sachant qu’une cellule disciplinaire est plus petite que l’espace d’une cellule « normale » où le prisonnier peut se tenir debout et marcher fait en moyenne 4,15m², elle est inférieure à l’arrêté du 25 octobre 1982 sur les normes réglementaires pour les chenils qui prévoit 5 m² ! Au secours !

 

La plus fréquente des maladies mentales est la schizophrénie qui apparaît habituellement dans la période adolescente ou peu après, des travaux coordonnées par Tom Walsh, de l'université de Washington ont été publié en mars 2008 a permis de mettre en évidence des mutations génétiques habituellement rares, qui perturbent le développement du système nerveux central et responsables de nombreux cas de schizophrénie. Cette affection psychiatrique chronique touche environ 1 % de la population et se caractérise par des altérations de la perception du réel et des troubles cognitifs entraînant des dysfonctionnements sociaux et comportementaux plus ou moins importants.

 

L’influence des médias qui s’impose d’avantage dans la fascination du fait divers défait la science psychiatrique dans son explication du passage à l’acte criminel. La question se posait il y a quelques années, peut-on se passer des psychiatres confrontés à la dualité qui oppose le médical au légal ? La justice populaire a tranché et souscrit volontiers pour un triste abandon des malades livrés à une juridisation de l’urgence psychiatrique. Désormais les experts judiciaires se prononcent sur une responsabilité somme toute irrationnelle, en livrant le patient au lynchage du tout sécuritaire.

 

Puisqu'il est établi que nous ne sommes pas égaux en matière génétique, nous expérimentons cette différence en la plaçant sur le terrain judiciaire, livrant les plus faibles d’entre nous à une vindicte populaire, et à l’heure de la réforme de la justice et des projets d’économie il n’y a pas loin à chercher, moins cher que les soins, le psychiatre et l’hôpital : la prison !

 

L’avenir en matière d’égalité a quelques soucis à se faire !

 
Par Philippe Thomas - Publié dans : philippethomas
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 05:13


La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET se sent pousser des ailes dans de dos et ça doit la gratouiller furieusement quelque part, à force de tutoyer les anges au sommet de l’Everest gouvernemental, un manque d’oxygène a sans doute fait dysfonctionner son unique neurone, rendez vous compte : Dans un trait que je qualifierai de « Romain » elle dénonce la « lâcheté » du président du groupe UMP, Jean-François COPE, et aussi de son ministre de tutelle, Jean-Louis BORLOO, Ben oui quoi ?
Le premier sinistre se fâche tout rouge et exige qu’elle fasse des excuses publiques à ces hommes bafoués dans leur dignité du mâle bien pensant qui s’interroge toujours sur l’utilité des femmes en politique.
Pas de fouet en place publique mais juste un petit rappel à l’ordre avec en toile de fond le spectre du chômage et son cortége de misère en lieu en place des lambris dorés de la République et autres avantages mirobolants inaccessible aux misérables poussifs que nous sommes…
C’est donc les yeux dans les godasses de la femme soumise que notre grande courageuse  ferme sa gueule et demande pardon … Pff, Hé oui tout ça pour ça !
Et ben, pour la peine elle sera privée de Japon au dessert, non mais sans blague, et puis quoi encore !

 

 

Par Philippe Thomas - Publié dans : philippethomas
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